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Autour de vous, les chants d’oiseaux se sont tus pour laisser la place à une atmosphère irréelle où se mêlent de très faibles tintements cristallins et une sorte de mélodie douce et apaisante. « Bonjour mon ami. N’aie pas peur de moi car je ne te veux aucun mal, dit-elle d’une voix fluette aussi agréable qu’innocente. Je m’appelle Nën et je suis une fée des bois. Cela fait bien longtemps que je t’observe et je vois en toi un homme de valeur. Je te connais bien tu sais. Je vis dans cette forêt depuis bien avant ta naissance et je t’ai vu grandir au fils des années. Si je me présente à toi aujourd’hui, c’est parce que j’ai besoin de ton aide. Tes souhaits les plus chers me sont connus et je crois que je peux t’aider à les réaliser. Je te propose un accord loyal et équitable. Aide-moi et je te permettrai de forcer ta destinée vers ce que tu as toujours voulu. »
Devant cette apparition des plus délicieuses, vous ne pouvez faire le moindre geste et vous acceptez sans hésiter la proposition de la fée. « Vois-tu, une bande d’ignobles Gobelins m’a dérobé une bague qui m’est très précieuse, reprend-elle. Elle est magique et permet, pour qui sait l’utiliser, de conserver la jeunesse éternelle. Sans elle, je suis condamnée à mourir et cette forêt se retrouverait sans personne pour veiller sur elle. Les animaux, les végétaux et les minéraux seraient alors orphelins de leur gardienne et je ne puis me résigner à cela. Si je le pouvais, j’irais moi-même récupérer cette bague mais elle est maintenant en un lieu où je ne peux me rendre. Les Gobelins l’ont en effet amenée dans leur repère qui se trouve de l’autre côté d’une rivière sillonnant la vallée voisine, au-delà de la lisière de la forêt. Or, il m’est impossible de franchir cette rivière car je suis liée à cette forêt et je ne peux la quitter. Je te demande donc de la récupérer à ma place et de me la rapporter. Je sais que ce ne sera pas facile mais tu es pourtant la personne que je crois la plus compétente pour remplir cette mission. S’il avait quelques dizaines années de moins, j’aurais bien sollicité ton ami Güadan, mais le pauvre n’est désormais plus assez robuste pour ce genre d’aventure. » Loin d’être vexé par cette allusion à votre vieil ami, vous vous sentez même honoré d’avoir été préféré à lui malgré son immense expérience et son glorieux passé de Guerrier-Sorcier. Mais à en juger par l’imperceptible sourire que vous croyez déceler au coin des lèvres de Nën, vous pensez même qu’il s’agit peut-être là d’une taquinerie caractéristique de l’esprit espiègle communément attribué aux fées. Quoi qu’il en soit, vous vous déclarez prêt à récupérer sa bague et à faire amèrement regretter leur geste aux Gobelins. « Merci pour ton courage et pour l’aide que tu daignes m’apporter, déclare-t-elle sur un ton éminemment reconnaissant. Sois certain qu’un brillant destin te sera offert si tu parviens à revenir ici en ayant accompli ta mission. De plus, je vais t’aider autant que je le peux en te fournissant ces feuilles. Elles proviennent d’un arbuste argenté : une espèce végétale extrêmement rare qui possède des vertus curatives. » Elle vous tend alors cinq petites feuilles effilées dont la clarté du vert fait effectivement penser à l’argent. Chacune de ces feuilles vous permettra de récupérer 1 point d’ENDURANCE si vous la mâchez. Vous en prenez possession avec délicatesse et vous les rangez dans votre tunique (notez-les sur votre Feuille d’Aventure). « Tu auras également besoin d’un guide pour parvenir au plus vite au repère de ces viles créatures, reprend-elle. » Elle claque alors des doigts et un superbe cerf sort comme par magie de derrière un buisson pour venir se joindre à vous. « Je te présente Palehe, il te conduira à destination par le chemin le plus court et le plus sûr. » Le cerf s’approche alors de vous et hume votre visage en signe amical. « Maintenant, il vous faut vous mettre en chemin. Le soleil est déjà haut dans le ciel et tant qu’il fera jour, tu seras certain de trouver tous les Gobelins dans leur repère car ils craignent la lumière de notre astre bienfaiteur. Au-revoir et bonne chance mon ami. Mes pensées t’accompagnent sois-en sûr. » Sur ces mots, Palehe se met en marche en inclinant sa tête ornée de grands et majestueux bois ; comme pour saluer la fée en signe de respect et d’obéissance. Après avoir ramassé votre épée et vos affaires, vous le suivez en direction du sud. Rendez-vous au 73.
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